Les frontières

Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 12:24

Frontière. Le mot a depuis longtemps intéressé le militaire, l’homme d’État, le géographe, le citoyen... Plus exactement, le concept a connu une évolution certaine au fil du temps, selon les contextes politiques, économiques, sociaux, idéologiques...

Fils barbelés : un instrument de démarcation

 

Les frontières s'imposent aux regards et aux corps des hommes et des femmes qui tentent de les traverser, en quête d'un ailleurs meilleur...

 

C'est un instrument de contrôle et de domination. C'est aussi une production sociale, historique, évolutive selon les rapports de force. La frontière constitue un espace de contacts et de frottements. La forme et la nature des relations varient selon le contexte géographique, historique, politique, économique, culturel...

 

C’est un concept central dans les discours idéologiques en vogue, tantôt avec leur effacement et leur ouverture, tantôt au contraire avec leur renforcement dans le cadre de l’idéologie du « territoire » et de « l’identitaire ».

 

Dans ces contextes idéologiques, la notion de frontière (re)trouve un écho particulier auprès des sociétés humaines. En différents points de la planète, la violence et le conflit le rappellent chaque jour...

 

geographie-sociale.org/frontiere

 

geographie-sociale.org/Palestine-israel-frontiere

 

 

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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 22:32

separation-et-frontiere

 

terminus

 

Feuerbach

 

 

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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 20:48

Terminus (la borne en latin) est une divinité romaine qui est le gardien des bornes. Fils de Jupiter, il est parfois assimilé à son père sous le nom de Jupiter Terminus. Il fut d'abord représenté sous la figure d'une grosse pierre quadrangulaire ou d'une souche puis, plus tard, on lui donna une tête humaine placée sur une borne pyramidale qui servait de limite aux particuliers ou à l'État. Il était toujours sans bras et sans pieds, afin, qu'il ne pût changer de place. Le dieu Terme, de la famille des Faunes et des Sylvains, était le protecteur des bornes que l'on met dans les champs, et le vengeur des usurpations. Dans la mythologie grecque, un rôle similaire est assuré par Hermès, gardien des routes et des carrefours.

 

 

terminus 4

 

 

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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 14:53

Qui connaît le dieu Terminus, ce dieu romain gardien des bornes et des limites ? Plus personne… sauf Régis Debray. Si vous aimez les livres à contre-courant, celui-ci en est un. Aujourd’hui, où il est de bon ton de glorifier la transgression des frontières, le dépassement des limites, l’ouverture à la mondialisation, la déterritorialisation… Régis Debray nous invite à retracer des frontières. La thèse est simple : plutôt que de dépasser les frontières, à la fois matérielles et mentales, tentons de les penser, car à défaut de tracer des frontières, ce sont des murs qui sont érigés.

La frontière n’est pas un mur, elle marque une limite certes, mais seulement en tant qu’elle est franchissable: c’est un espace de régulation et de passage. La frontière n’est pas non plus un pont, car son rôle est de délimiter un intérieur d’un extérieur. Une frontière, comme une membrane, n’est ni ouverte ni fermée, mais ouverte et fermée à la fois. Régis Debray nous rappelle quelques vérités oubliées : pas de culture sans clôture, pas de sacré sans enceinte, et pas de vivant sans membrane. Sans frontière entre un intérieur et un extérieur, ni culture, ni temple, ni vivant. Un être sans extérieur est un être sans intérieur.


Pouvoir circuler est quand même une bonne chose, dira-t-on. On peut aimer les voyages et ne pas être un sans-frontièriste obtus ? Certainement, mais la réalité n’a pas la couleur de nos rêves. Quelques chiffres parlants : 27 000 km de frontières nouvelles ont été tracés depuis 1991, 10 000 autres de murs, barrières et clôtures sophistiquées sont programmés pour les prochaines années. Entre 2008 et 2010, 26 cas de graves conflits frontaliers ont été dénombrés. On exalte l’ouverture, tandis que l’industrie de la clôture, électrifiée et vidéosurveillée, augmente chaque année un peu plus. On exalte le village-planétaire, l’ubiquitaire numérique, mais les États sont de plus en plus nombreux, les politiques de plus en plus provincialisées, et les villes de plus en plus ghettoïsées (gated communities ou bidonvilles). Il n’est pas jusqu’à la mer qui ne soit territorialisée.
 
Laurent Joffrin soupçonne Debray de faire allégeance à Joseph de Maistre qui ne connaissait pas d’hommes, mais seulement des Français, des Italiens, des Alemands… et de vouloir rabattre l’homme sur sa culture d’origine. Ce n’est pas vraiment ce qu’il dit. Sa thèse est à la fois ontologique – l’être et la limite adviennent ensemble – et politique : il n’y a pas de communauté sans limite avec un extérieur. Pas plus qu’il n’y a de mer sans rivages, ou qu'il n’y a de politique sans frontières. Une politique est toujours une politique des séparations ; le nier, ce n’est pas supprimer les frontières, c’est les transformer en murs. C’est transformer l’étranger en réfugié, c’est transformer le peuple, en population. A force ne pas penser la séparation, c’est la ségrégation qui prend le dessus.
 
Le sans-frontrièrisme est donc une idéologie spontanée qui accompagne un économisme globalisé, un technicisme standardisé, un absolutisme généralisé et un impérialisme décomplexé. « Qu’il soit utile de mettre le monde en réseau ne signifie pas que l’on puisse habiter ce réseau comme un monde », écrit Debray. Or il n’est pas de partage sans partition, pas d’échange sans limite. Celui qui se sent partout chez soi, n’habite plus nulle part. Prenons un exemple : « Israël est un État qui réclame à juste titre d’avoir des frontières sûres et reconnues, mais qui ne précise pas lesquelles ». Sans frontière assignée, Israël d’un côté, encourage les colons et de l’autre érige des murs. Israël a besoin de la Palestine, comme la Palestine a besoin d’Israël, car tout deux ont besoin de frontières. Ce n’est pas les frontières qui causent la guerre, c’est leur absence. Car à force d’outrepasser les frontières, on érige des murs, cela ressemble à ceux qui à force d’éviter la polémique préfère faire la guerre. « Face au rouleau compresseur de la convergence, réanimons nos dernières divergences », plaide Debray. Et d’ajouter : « un pays comme un individu peuvent mourir de deux manières : dans un étouffoir ou dans les courants d’air ».
 
Vite , mettons nos écharpes. Il est encore temps d’apprendre la culture du conflit… 

 

Rédigé par Philippe Petit le Vendredi 17 Décembre 2010 dans l'Essai du jour : « Éloge des frontières » de Régis DEBRAY, Gallimard, 2010.


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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 20:42

La thématique des frontières s’inscrit dans les problématiques et champs de réflexion actuels.


Les frontières sont tant physiques que symboliques. L’imaginaire ne peut être dissocié du réel.


Les frontières sont territoriales, elles sont multiples, elles sont mouvantes.

 

Elles nous limitent et nous constituent ; sans cesse, nous devons les intégrer pour les assimiler ou les rejeter ; nous devons à la fois lutter pour élargir nos géographies mentales et lutter pour préserver nos espaces géographiques. 

 

La frontière - la LIGNE - trouve une résonnance en chacun, s’arrêter un instant et s’interroger sur les frontières, nos frontières. Celles que nous construisons et détruisons chaque jour, que nous imposons, aux autres et à nous-mêmes, celles que nous traversons pour se connaître un peu mieux, se perdre un peu plus.


 

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Présentation

  • : z'Arbenoux propose FRONTIERES du 02 au 30 juillet 2011 à Abenoux, Lathus Saint Rémy, Vienne. ARTS CONTEMPORAINS, VISITES ANIMEES, ATELIERS DE CREATION, CONCERTS, THEATRE, RENCONTRES, DEBATS. Un mois au fil des frontières dans un lieu ouvert à toutes z'é à tous.
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